Cette situation illustre comment les géants de la technologie se réorganisent face à la concentration du pouvoir chez TSMC, ce qui pourrait affecter les prix et la disponibilité des composants informatiques haut de gamme à long terme.
Synthèse
Samsung, géant sud-coréen de la mémoire, accepte d'utiliser les services de gravure de son concurrent TSMC pour fabriquer les prochaines puces HBM destinées à Nvidia. Cette décision inédite montre la domination technologique de TSMC dans la production de puces haute performance et la pression exercée par Nvidia sur ses fournisseurs.
Nvidia impose sa loi à Samsung Et aussi: Le chiffre d’affaires de SpaceX s’envole – Plongeon des ventes de smartphones
Cette édition est présentée par GenerationAI, la conférence pour plonger au cœur de la révolution IA. Les lecteurs de Cafétech bénéficient d’une offre exclusive: 20 tickets gratuits (valeur de 999 euros chacun) avec le code CAFETECHVIP. Quand on s’appelle Nvidia, on peut imposer beaucoup de choses à ses fournisseurs. Même jusqu’à les forcer à travailler avec… leur rival historique. Samsung vient d’en faire l’expérience, rapporte le Seoul Economic Daily. Pour fournir au géant américain, spécialiste des cartes graphiques, une nouvelle génération de mémoire HBM, indispensable à l’entraînement et à l’inférence des modèles d’intelligence artificielle générative, le groupe sud-coréen a en effet accepté de confier une partie de leur production à TSMC, son concurrent direct sur le marché des fonderies, ces usines qui fabriquent des puces conçues par des tiers. Les puces HBM sont désormais incontournables. Grâce à leur architecture reposant sur l’empilement de plusieurs couches de mémoire, elles offrent une bande passante nettement supérieure à celle des mémoires vives traditionnelles. Elles permettent ainsi de transférer beaucoup plus rapidement de grandes quantités de données vers les processeurs graphiques (GPU), tout en améliorant l’efficacité énergétique. Deux atouts cruciaux. Outre Samsung, seuls deux autres acteurs fabriquent aujourd’hui ces composants: son compatriote SK Hynix et l’américain Micron. Mais leurs capacités de production peinent à suivre la demande. PARTENAIREGenerationAI: deux jours au cœur de l’IA qui passe vraiment en productionLes 1er et 2 décembre 2026, GenerationAI revient au CNIT Forest, Paris La Défense pour sa 3e édition parisienne. Plus de 2.000 participants et plus de 80 intervenants sont attendus pour explorer une question devenue centrale: comment transformer les avancées de l’IA en systèmes réellement fiables, utiles et déployables à grande échelle ? Au programme: entraînement des LLM, agent engineering, MCP et interopérabilité, systèmes d’inférence, évaluation des modèles, open weights vs frontier models, observabilité, sécurité et mise en production des agents. L’objectif : aller au-delà du buzz pour comprendre les choix d’architecture, les méthodes et les outils qui façonnent déjà la prochaine génération de produits IA. Parmi les premiers intervenants annoncés: des experts de Nvidia, Hugging Face, Anthropic, Mistral, OVHcloud, CNRS, MIT, GENCI, Pleias, Nabla, Bayes Impact, LinLabs, et de nombreuses autres organisations, aux côtés de chercheurs, ingénieurs et fondateurs qui construisent et opèrent l’IA au quotidien. Pour assister à GenerationAI, les lecteurs de Cafétech bénéficient d’une offre exclusive: 20 tickets gratuits (valeur de 999 euros chacun) avec le code CAFETECHVIP.
Reconverti dans le néocloud au printemps, SpaceX affiche une croissance spectaculaire. Au troisième trimestre, son chiffre d’affaires a été multiplié par plus de 2,5, à 14,6 milliards de dollars. Cette envolée permet à la société dirigée par Elon Musk de dégager les premiers bénéfices de son histoire. Elle est portée par son infrastructure de calcul dédiée à l’intelligence artificielle générative, dont elle loue désormais l’essentiel des capacités à Anthropic et Google. Cette activité représente déjà plus de la moitié de ses recettes, devant les abonnements à son offre d’Internet par satellite Starlink. Jamais le marché des smartphones n’avait connu une telle dégringolade. Plombées par l’envolée spectaculaire des prix des puces mémoire, les ventes ont chuté de 22% au troisième trimestre, selon les estimations d’IDC. Un plongeon bien plus marqué que ne l’anticipait le cabinet avant l’été. Et le pire reste à venir, prévient-il: le recul devrait s’accentuer au quatrième trimestre, qui comprend la période cruciale des fêtes de fin d’année. Sur l’ensemble de 2026, IDC table désormais sur une contraction historique de 16,7%, qui ramènerait le marché à son plus bas niveau depuis 2013. Le rebond, lui, n’est pas attendu avant 2028. Photos: Nvidia – Cursor – Apple
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