E-mail frauduleuxAutre arnaque
Rép. : Lettre justificative
Reçu le 24 octobre 2026
En bref
Risque élevé. Ce message cherche à voler de l’argent, des coordonnées bancaires ou l’accès à vos comptes.
Faux courrier juridique menaçant qui annonce une « mise en examen » et incite à ouvrir une pièce jointe, avec une adresse de réponse qui usurpe une autorité publique.
Comment reconnaître l’arnaque
Le message prétend être une convocation judiciaire ou administrative et pousse à ouvrir une pièce jointe (« Voir PJ ») pour éviter des conséquences graves. Le but réel est probablement d'installer un logiciel malveillant ou de voler des identifiants. Plusieurs indices trahissent l'arnaque : le texte est vague et ne précise ni l'autorité, ni le dossier, ni le numéro de référence, et l'adresse de réponse en « minister.com » ne correspond à aucune institution publique française. Une vraie convocation judiciaire ne se reçoit jamais par un simple email avec une pièce jointe à ouvrir en urgence. Ne cliquez pas sur la pièce jointe et ne répondez pas : passez par les sites officiels ou par le service concerné pour vérifier.
Que faire si vous recevez ce message ?
Vous l’avez seulement reçu
- Ne cliquez sur aucun lien et n’ouvrez aucune pièce jointe.
- Ne répondez pas et n’appelez aucun numéro indiqué.
- Signalez-le sur signal-spam.fr (nouvel onglet), puis supprimez-le.
Vous avez cliqué ou donné des informations
- Changez tout de suite le mot de passe du compte concerné, et partout où vous l’utilisez.
- Si vous avez donné vos coordonnées bancaires, appelez votre banque pour faire opposition.
- Faites-vous aider gratuitement sur cybermalveillance.gouv.fr (nouvel onglet).
Le message tel qu’il a été reçu
À des fins pédagogiques, chaque lien du message est suivi de son URL d’origine, telle que l’arnaqueur l’a écrite. Seules d’éventuelles données personnelles du destinataire y sont masquées.
Les liens sont désactivés. Ne copiez pas ces adresses et ne les collez jamais dans votre navigateur : elles mènent à de vrais sites frauduleux.
Les images de l’arnaqueur sont bloquées. Pour une lecture vocale, choisissez « Texte brut ».
Pièce jointe
Détails techniques
Générés automatiquement à partir du message : des indices, pas des certitudes
Verdict
Tentative d'hameçonnage à forte probabilité : usurpation d'une autorité publique via un domaine .com non institutionnel, Reply-To divergent et pièce jointe piégée annoncée sous pretexte juridique. Bloquer les indicateurs identifiés, ne pas ouvrir la pièce jointe et signaler l'incident.
Vecteur d’attaque
Hameçonnage par pièce jointe différée avec prétexte juridique (« mise en examen ») et faux fil de réponse (objet « Rép. : »). Le message invoque une pièce jointe (« Voir PJ du 10/2026 ») sans contenu explicite, pour inciter le destinataire à l'ouvrir. Le Reply-To redirige les réponses vers une adresse distincte de l'expéditeur affiché, ce qui permet de collecter les échanges et de conduire une ingénierie sociale par la suite. Le vecteur repose sur l'urgence, la peur d'une procédure judiciaire et l'usurpation d'une autorité publique.
Infrastructure
Expéditeur affiché : eol.bretagne@mail.pf, domaine mail.pf (TLD .pf, Polynésie française), inhabituel pour un contact adressé à une administration métropolitaine. Adresse de réponse : dr.saintechristian@minister.com, domaine commercial générique en .com qui imite le vocabulaire ministériel sans correspondre à un domaine institutionnel (les administrations françaises utilisent gouv.fr). Aucune URL ni hôte de téléchargement n'est présent dans l'extrait ; la charge utile éventuelle se trouve dans la pièce jointe référencée, non fournie. Hébergeur, date d'enregistrement et géolocalisation des domaines non vérifiés dans cette analyse.
Signaux techniques
- Divergence entre l'expéditeur (From : mail.pf) et l'adresse de réponse (Reply-To : minister.com) : technique classique pour détourner les réponses vers une boîte contrôlée par l'attaquant
- Domaine minister.com non institutionnel : une administration française utilise le domaine gouv.fr ; l'usage du .com en imitation ministérielle est un indicateur d'usurpation
- Expéditeur .pf sans lien apparent avec le destinataire présumé (administration métropolitaine)